Apt au coeur du Luberon, est la ville centre du Parc naturel régional. Sa situation géographique, son passé romain, sa qualité de vie et ses spécialités emblématiques en font une petite capitale.

Champs de lavande, vergers de cerisiers, vigne, oliveraies, carrières d’ocre entourent la ville et les nombreux villages pittoresques couronnent ses collines. Les ressources naturelles du pays ont permis de développer des artisanats originaux et prestigieux : la célèbre faïence fine d’Apt, «les terres mêlées », les pigments d’ocres naturels et les fameux fruits confits. Le site fut occupé dès les temps préhistoriques, mais ce sont les Romains qui ont fondé Apta Julia en l’honneur de Jules César sur une petite île formée par 2 bras de la rivière « le Calavon ».

Le camp romain des origines est rapidement devenu une des cités importantes de la Narbonnaise. On peut d’ailleurs encore aujourd’hui observer plusieurs sites romains : les ruines du théâtre antique, la villa gallo-romaine de Tourville et surtout le Pont Julien. L’histoire d’Apt se mêle à celle de la Provence : les invasions, la lointaine suzeraineté des empereurs germaniques qui permet à quelques puissantes familles (les Agoult-Simiane) d’étendre leurs possessions et d’affermir leur pouvoir, la peste de 1348, la présence des Papes à Avignon. Les Etats-Généraux de Provence, puis un concile présidé par le Pape Urbain V tiennent leurs assises à Apt, d’où un renouveau de la religion. Le XIVe siècle est aussi marqué par la présence de Saint Elzéar et son épouse « mystique », la bienheureuse Delphine, tout spécialement vénérés à Apt. Les guerres de religion par suite de la présence de nombreux Vaudois en Luberon, auront de graves répercussions (arrêt de Mérindol 1545) : expulsion des protestants et saisie de leurs biens, sièges de la ville en 1560, 1562, et 1586, auxquels les habitants surent résister farouchement.

Le XVIIIe siècle est marqué par l’épidémie de peste de 1720/1721 qui affecte profondément le pays d’Apt et plus tard par la Révolution. Au cours du XIXe siècle, les activités artisanales se transforment en véritables industries : les faïences, les ocres, le fer, les chapeaux, bougies et fruits confits qui prennent peu à peu la tête
des productions aptésiennes. Le chemin de fer sera pour un temps le débouché essentiel de ces productions dont la plupart ne survivront pas aux concurrences de localités géographiquement mieux situées et aux techniques nouvelles. La cathédrale Sainte Anne est le monument le plus important de la cité. Au cours des siècles, à partir de 1050, aux XIIe, XIVe et surtout au XVIIe siècle, la cathédrale a été transformée à plusieurs reprises. Les historiens prétendent qu’elle a été tout d’abord le premier lieu de rencontre des chrétiens (IIIe et IVe s.). Les cryptes en témoignent. Il faut visiter la salle du trésor et admirer le voile de Sainte Anne et les reliques. En 1623, Anne d’Autriche, espérant avoir un enfant, se fit donner l’un des doigts de la sainte.

Elle eut finalement un garçon : Louis XIV. Quelques années plus tard, elle vint en pèlerinage, rendre hommage à Sainte Anne. Le pèlerinage de la sainte patronne d’Apt a encore lieu chaque année en juillet.

Apt, ville culturelle, trois musées sont à visiter : le musée de géologie qui couvre la période avant l’apparition de l’homme, le musée d’archéologie et ses collections antiques et médiévales et enfin, le musée de l’aventure industrielle qui propose la découverte des ressources du pays et où l’on apprend qu’à Apt, l’industrie à échelle humaine est aussi une tradition. Une partie de l’hôtel de ville et la préfecture occupent aujourd’hui le Palais de l’Evêché, l’un des plus anciens de la Provence chrétienne. Du Moyen-Age et jusqu’en 1853, des remparts et 21 tours entouraient la cité qui a aussi compté jusqu’à 25 chapelles !

Le palais Colin d’Albertas, demeure privée est un joyau de l’art baroque Provençal. Nulle part ailleurs vous ne pourrez admirer pareilles gypseries et allégories, excepté au Louvre. Un autre hôtel particulier abrite aujourd’hui la Maison du Parc du Luberon. Vous y découvrirez la faune, la flore et l’habitat du Luberon à travers des expositions permanentes. Vous pouvez voir encore 18 fontaines et de très beaux cadrans solaires caractéristiques d’une ville provençale baignée de soleil. A l’occasion de cette visite, goûtez les célèbres fruits confits d’Apt et autres spécialités locales. Apt est la capitale mondiale du fruit confit, et « Site remarquable du Goût ». Si vous êtes intéressé par la fabrication du fruit confit, demandez au confiseur de vous parler du procédé artisanal ou bien, allez visiter la Maison du fruit confit.

N’oubliez pas le fameux marché classé d’exception tous les samedis matin, authentique marché de Provence avec les fromages de chèvre, l’huile d’olive, et les vins. Allez à la rencontre des gens du pays, aussi hospitaliers que leur terre et leur soleil et plongez-vous dans cette ambiance colorée. Le marché paysan du mardi matin, vous propose aussi des produits en provenance directe des agriculteurs. Apt aux portes de la Haute Provence est aussi parfumée de lavande. En saison, visitez la distillerie les Agnels sur les hauteurs de la ville, ou celle des Agnels et dégustez les huiles essentielles pour une découverte olfactive de la Provence. Galeries d’art, salon des antiquaires, théâtre et musique, … la cité est un lieu de rencontres artistiques. Et tout au long de l’année, de concert en festival, le temps passe très vite.
Tout au long de l’année, Apt, au coeur du Luberon, cultive sa différence par la qualité de son environnement et de son cadre de vie. 

Apt aux portes de la Haute Provence est aussi parfumée de lavande. En saison, visitez la distillerie les Agnels sur les hauteurs de la ville, ou celle des Agnels et dégustez les huiles essentielles pour une découverte olfactive de la Provence. Galeries d’art, salon des antiquaires, théâtre et musique, … la cité est un lieu de rencontres artistiques. Et tout au long de l’année, de concert en festival, le temps passe très vite.
Tout au long de l’année, Apt, au coeur du Luberon, cultive sa différence par la qualité de son environnement et de son cadre de vie. Aujourd’hui, les amoureux de la vraie Provence peuvent y séjourner longtemps dans la capitale d’un pays d’ocre et de lumière.

Le massif des ocres est l’un des éléments paysagers les plus remarquables du Pays d’Apt. Le périmètre s’étend sur plus de 25 km sur 10 communes du Pays d’Apt Luberon. A l’image de nombreux sites emblématiques de France, cet espace aujourd’hui exploité de multiples manières par des gestionnaires variés, doit être géré, préservé et mis en valeur dans le cadre d’une réflexion sur le tourisme local et d’une démarche de développement durable.

Les engagements Les valeurs communes réunies dans un document-cadre, font référence à la politique nationale et à ses engagements :

• Loi 1930 sur la protection des sites naturels
• Convention du patrimoine mondial de 1972 (Unesco) ;

• Politique européenne de développement d’un tourisme durable, respectueux de l’environnement.

L’esprit des lieux Sublime ou pittoresque, grandiose ou intimiste, subjuguant ou apaisant : chaque Grand Site dégage un « esprit » qui lui est propre. La subjectivité et l’émotion traduites par les artistes notamment, en sont des vecteurs importants. L’ambition de tout site en devenir : préserver cet esprit, faire en sorte que, aujourd’hui comme demain, chaque visiteur puisse vivre « l’expérience du lieu ».

Grand Site de France en projet Cette démarche de territoire est le préalable à l’obtention du label. Les objectifs sont : -De restaurer et protéger activement la qualité paysagère, naturelle et culturelle du site -D’améliorer la qualité de la visite dans le respect du site -De favoriser le développement socio-économique dans le respect des habitants.

Les routes de la lavande

En Luberon, seul le Pays d’Apt est cultivé de lavande. La seule commune de Lagarde d’Apt concentre 20% de la production française d’huile essentielle de lavande fine ! La palette de couleurs de ce pays est unique : des ocres aux bleus multiples des champs de lavandin de la plaine d’Apt, on s’élève rapidement vers les plateaux d’altitude et les grands espaces, domaine réservé de la lavande vraie. Les chemins caillouteux des collines débouchent sur des paysages aux allures de jardin ordonné, des mers de fleurs parfumées qui se colorent au début de l’été de stries bleues, mauves et violettes. Derrière les champs de lavande se cachent tout un savoir-faire et toute une tradition d’exploitation.

Les hommes et les femmes travaillent encore cette fleur incomparable grâce à des gestes précis et des techniques qui ont évoluées avec le temps. De nos jours, si la récolte traditionnelle de lavande sauvage persiste, on ramasse essentiellement le lavandin et la lavande fine. Les techniques traditionnelles se conjuguent aujourd’hui avec recherche scientifique. Du lavandin cultivé dans les basses altitudes à la lavande fine des hauts plateaux, la floraison commence en juin pour se terminer fin juillet.

La coupe, puis la distillation prend alors le relais et embaument l’atmosphère jusqu’à la fin du mois d’août. On récolte au coeur de l’été, pendant les fortes chaleurs qui favorisent la montée de l’essence dans la fleur. Souvent encore réalisée à la faucille, la coupe est parfois mécanisée. La lavande séchée et bien tassée, était autrefois piétinée ; la « paille » est alors distillée. Il faut compter 100 à 120 kg de paille (fleurs et tiges) pour obtenir 1 kg d’une essence jaune dorée. Dans le Luberon, les routes de la lavande passent par les villages perchés du Grand Luberon et des Monts de Vaucluse.

Au départ d’Apt, vers Saignon, lavande et lavandin se mélangent. On aperçoit aux Agnels, à la sortie d’Apt, une distillerie importante qui travaille à l’échelle internationale et se spécialise également dans d’autres essences comme le cyprès, le romarin, les grains de persil et de carottes. Ailleurs, ce sont les cheminées qui signalent les distilleries artisanales le long des routes. On continue en se dirigeant vers le village millénaire de Viens, au-dessus des gorges d’Oppedette, puis on gagne en altitude, en montant vers les étendues bleutées de Lagarde d’Apt. Là, on atteint le royaume de la lavande vraie.

Informations pratiques

Comment venir En avion : aéroport Avignon-Caumont (43km), aéroport Marseille-Provence (70km) En train : TGV Méditerranée Avignon (53km) En voiture : autoroute A7 – sortie Avignon (52 km) Transports en commun : Avignon, Cavaillon, L’Isle sur la Sorgue, Forcalquier, Manosque, Pertuis, Aix en Provence et Marseille.

Distance entre les villes principales
Aix en Provence : 50 km Arles : 75 km Avignon : 52 km Cavaillon : 32 km Bonnieux : 11 km Gordes : 18 km Lourmarin : 19 km Manosque : 37 km Marseille : 77 km Ménerbes : 23 km Roussillon : 8 km Saint Rémy de Provence : 51 km.

Quelques chiffres : Altitude moyenne : 230 m. Climat : de type méditerranéen, température moyenne annuelle 13°5, étés relativement chauds et secs, hivers doux et ensoleillés, ensoleillement 2788h, vents dominants de nord/nord-ouest. Communauté de Communes du Pays d’Apt : 25 communes – 31 221 habitants Président de la CCPAL : Gilles Ripert.

Labels, et regroupements : • Parc Naturel Régional du Luberon • Grand Site de France en projet pour le Massif des ocres • Géoparc Mondial UNESCO • EDEN European Destination of ExcelleNce • Site remarquable du goût • Les routes de la lavande.

Le terroir : Marché hebdomadaire classé d’exception : samedi matin. Marché paysan : mardi matin. Spécialités : les fruits confits – les faïences de terres mêlées – les ocres – la truffe – le pain aux céréales anciennes – le fromage de chèvre fermier.

Infrastructure touristique du Pays d’Apt : 38 hôtels – 144 chambres d’hôtes – 14 campings – 10 gîtes d’étape – 1525 locations saisonnières – 3 village-vacances – 3 résidences de tourisme – Une capacité d’accueil de plus de 15 000 lits.

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