St Malo
Les prémices de la ville actuelle remontent à l’ère gallo-romaine lorsque la Cité d’Alet (ou Aleth) fut fondée, dans le quartier actuel de Saint-Servan.

Le centre historique communément dénommé ‘Intra-Muros’, est le plus corsaire des quartiers
malouins ; enserrés dans leurs remparts, les nombreux habitants, armateurs, marins ou artisans, tous étaient tournés vers la mer. Centre névralgique d’où partaient les navires vers les Indes, le Nouveau Monde et les comptoirs européens, Saint-Malo abrite les grandes demeures d’armateurs qui sont aujourd’hui les témoins d’un glorieux passé.

À l’origine, ‘le rocher’ n’abritait qu’un simple ermitage habité par un dénommé Aaron ; il y fut rejoint par
Mc Low, un moine gallois venu évangéliser l’Armorique au 6e siècle : il donna son nom à la ville. Afin de lutter contre les invasions, les habitants d’Alet s’installent sur l’îlot isolé.

La ville fut rapidement fortifiée puis agrandie pour devenir au cours des siècles, une cité maritime
importante doublée d’un fort esprit indépendant : ‘Ni Français, ni Breton, Malouin suis !’ République durant 4 années (1590 – 1594), Saint-Malo est restée fidèle à sa devise.
Nid de corsaires au 16e siècle, puis port de cabotage aux dimensions européennes, Saint-Malo est au 17e siècle, le premier port du royaume avec un trafic portuaire intense. Les bateaux malouins, qui participent au commerce de l’Espagne avec les Amériques, sont armés ‘en course et en commerce’ afin d’assurer leur propre sécurité. Véritables gens de guerre, les armateursmalouins effectuent plus de 900 armements corsaires entre 1688 et 1713 !
Les armateurs, étaient et sont toujours ces propriétaires qui arment (c’est-à-dire équipent) des bateaux
pour le transport de marchandises, de passagers ou pour la pêche.

 

Célèbres corsaires malouins

Robert Surcouf
Né en 1773, son tempérament impétueux et son nombre impressionnant de prises lui ont valu le titre de
Roi des corsaires. Son plus célèbre exploit est la prise du Kent, puissant navire de la Compagnie anglaise des Indes. Surcouf devient alors l’un des plus riches et puissants armateurs de France.

René Duguay-Trouin
Capitaine de navire corsaire à 18 ans, il commandait un 40-canons dès l’âge de 21 ans.
Fait d’arme, il assiège Rio de Janeiro avec une escadre de 17 frégates et vaisseaux de guerre prêtés par
Louis XIV lors de la ‘Grande Course’. Une importante rançon fut versée en or et en sucre pour libérer la ville.

Dès le 16e siècle le roi délivre aux capitaines une ‘Lettre de marque‘ qui octroie, en temps de guerre, le droit de courir en mer à l’abordage des navires ennemis pour renforcer la Marine. En contrepartie, un pourcentage des bénéfices de la course est reversé au roi.
En cas de capture, l’issue est différente entre un corsaire et un pirate ! Ne pouvant attaquer les navires marchands qu’en temps de guerre, le corsaire bénéficie du statut de prisonnier de guerre.
A l’inverse, le pirate étant un hors-la-loi, il est considéré comme tel : il est souvent pendu haut et court…

 

Né à Saint-Malo, l’explorateur et navigateur Jacques Cartier est mandaté par François Ier pour explorer une nouvelle route vers les Indes.
Dès 1534, il aborde les côtes de Terre-Neuve et explore le territoire du golfe du Saint-Laurent qu’il nomme Canada (de l’iroquois ‘kanata’, village).
Lors des expéditions suivantes, il remonte le fleuve Saint-Laurent jusqu’à Mont Royal (actuel Montréal). Il est à l’origine du premier établissement français en Amérique du Nord (Charlesbourg-Royal près de Québec). Le Manoir de Limoëlou, dernière demeure de Jacques Cartier, se visite : il se situe dans le quartier de Rothéneuf à Saint-Malo.

 

Des courses mythiques

La Route du Rhum Destination Guadeloupe s’élance
tous les 4 ans, de Saint-Malo jusqu’à Pointe-à-Pitre.
Créée en 1978, cette mythique course transatlantique en solitaire se démarque des autres courses par la diversité des concurrents et surtout de leurs bateaux : IMOCA, Class40, Multi50, Ultimes : des petits monocoques aux géants multicoques des mers !
Le 6 novembre 2022, 120 bateaux seront au départ de la 12e édition de la Route du Rhum.

La Transat Québec Saint-Malo est la plus ancienne
course hauturière d’Ouest en Est, sans escale et en équipage. Elle a lieu tous les 4 ans. Sa première édition s’est tenue en 1984 à l’occasion du 450e anniversaire de l’exploration du golfe du Saint-Laurent par Jacques Cartier.
La prochaine édition aura lieu en juillet 2024.

 

Nautisme

ROUTE DU RHUM DESTINATION GUADELOUPE Saint-Malo

Tous les 4 ans cette course transatlantique en solitaire s’élance de la Pointe du Grouin à Cancale, direction la Guadeloupe. En marge de la course, installé au pied des remparts de Saint-Malo, le village de la course accueille des milliers de visiteurs pendant une dizaine de jours.

Branlebas de Régates Baie de Saint-Malo et Cancale
Une fête de la mer de 3 jours avec pour double objectif :
offrir un spectacle d’exception visible depuis la côte et permettre aux voiliers habitables de tous bords de s’affronter sur l’eau dans la bonne humeur.

La Fête des Doris « De cale en cale » Vallée de la Rance
Depuis plus de 20 ans, cette fête maritime conviviale réunit chaque année une flotte de doris constituée d’une centaine de bateaux. Accompagnés de yoles de mer et de vieux gréements, les doris naviguent de cale en cale et relient les 2 rives de la Rance.

Branle-bas de Doris Saint-Malo
La navigation est célébrée au pied de la Cité corsaire le temps d’un week-end de septembre. Chants de marins, baptêmes de doris, sorties en mer et animations sur terre et en mer !

La 40′ Malouine Lamotte Saint-Malo
Les bateaux de course de 40 pieds s’élancent pour une course de 24 h en double au départ de Saint-Malo.

Régate des IUT Ouest-France Saint-Malo
Le Challenge voile est une régate, disputée en 3 manches, sur des voiliers habitables de 8 à 13 mètres, entre Saint-Malo et Saint-Cast.
Embarqués sur des bateaux privés, la course est le point d’orgue de toute une campagne de sponsoring et dedémarchage réalisée par les étudiants des IUT.

 

Destination Saint-Malo/itinéraire gourmand

Baie du Mont-Saint-Michel offre un véritable itinéraire gourmand : produits de la mer,
saveurs de la terre… Le paradis pour les amateurs de produits frais !

La perle de la Baie du Mont-Saint-Michel
Symbole de Cancale, l’élevage des huîtres est inscrit
au Patrimoine Culturel Immatériel de la France. Elles sont plurielles : creuses, plates, sauvages et de toutes tailles. Bercées par le rythme des marées de la Baie du Mont-Saint-Michel, elles sont idéalement situées pour développer une saveur iodée légèrement salée.
Les parcs qui ont fait la renommée de la ville, apparaissent à marée basse ; des visites guidées permettent de les explorer.

Entre terre et mer
Tout au long de l’année, les agriculteurs de la Baie du Mont-Saint-Michel sont aux petits soins avec leurs troupeaux de brebis. Les animaux gambadent dans les ‘herbus’, des prés régulièrement recouverts par la mer, procurant à la viande ce goût si unique.
Les agneaux des prés-salés profitent de la reconnaissance de qualité AOP, une raison supplémentaire d’acheter localement !
Crêpes au caramel au beurre salé, chiquettes®, palets bretons et oeufs de mouette (dragées de chocolat praliné) se dégustent aussi bien en dessert qu’aux goûters de retour de plage. Des douceurs qui régalent petits et grands !

Des petits pains à croquer !
Fondés en 1923, ‘Les Craquelins de Saint-Malo’ sont devenus au fil des décennies un incontournable de
notre territoire. Ces petits pains soufflés traditionnels dont l’origine remonte au Moyen-Âge, sont à tartiner pour toutes les occasions : petit déjeuner, apéritif ou pour le repas. Classique, tartiné de beurre ou original, tartiné de fromage frais et relevé aux épices, le craquelin n’a de limite que la créativité de ceux qui vont le déguster !

L’indémodable galette de sarrasin
Si certains Bretons l’appellent la crêpe salée, chez nous il s’agit bien de la galette ! Croustillante
au beurre demi-sel, généreuse aux St-Jacques ou galette-saucisse prise sur le pouce, un séjour dans
la région la plus occidentale de France n’est pas complet sans un passage ‘au camion à galettes’ ou à la crêperie !
Le sarrasin ‘Made in Bretagne’ retrouve toutes ses lettres de noblesse : local, sain et accessible, ce produit cultivé sur nos terres depuis le 14e siècle a le vent en poupe.

 

 

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