Redécouverte d’un service réalisé pour la grande-duchesse Olga Nikolaïevna, fille du tsar Nicolas Ier
Vente aux enchères publiques
Le 12 novembre 2026 à Neuilly-sur-Seine
IMPORTANT SERVICE À THÉ & CAFÉ EN VERMEIL DE LA GRANDE DUCHESSE OLGA NIKOLAÏEVNA DE RUSSIE (1822-1892) *
Important service à thé et café en argent au titre de 84 zolotniks (875 ‰), entièrement doré, composé d’une monumentale fontaine à eau chaude (samovar), d’une cafetière, d’une théière, d’un sucrier couvert, d’un pot à lait, d’un passe-thé, d’une pince à sucre et d’un grand plateau ovale. De goût néoclassique, les pièces de forme présentent des corps ovoïdes ou balustres reposant sur des piédouches godronnés, enrichis d’un abondant décor ciselé, repoussé et appliqué de feuilles d’eau, oves, rangs de perles, rinceaux et généreuses guirlandes de fruits. Les anses sont spectaculairement formées de figures de Psyché aux ailes de papillon, tandis que prises, becs et attaches sont traités dans un même vocabulaire antiquisant d’une exceptionnelle richesse tels mascarons grotesques, têtes de chimères et pieds en pattes de lion. Les principales pièces sont gravées sur une face du chiffre cyrillique entrelacé ОН d’Olga Nikolaïevna, placé sous la couronne impériale, et sur la face opposée de l’aigle bicéphale impériale de Russie. Le plateau est uniquement monogrammé ; le passe-thé et la pince à sucre ne portent pas de chiffre.
Orfèvres Carl Johann Tegelsten (1798-1852) et Henrik August Lång (1797-1882), pour Nicholls & Plincke.
Russie Impériale, Saint-Pétersbourg, 1840
PROVENANCE :
– Très vraisemblablement une commande impériale du Tsar Nicolas Ier de Russie pour la dot de sa fille la grande-duchesse Olga Nikolaïevna
– Grande-duchesse Olga Nikolaïevna de Russie (1822-1892) qui épousa en 1846 le futur roi Charles Ier de Wurtemberg (1823-1891).
– Collection particulière.
Estimation 40 000 / 80 000 €
Neuilly-sur-Seine, le 19 octobre 2026. Le 12 novembre 2026, Aguttes présentera un service commandé par le tsar Nicola Ier pour la dot de sa fille, Olga Nikolaïevna. Conservé dans une collection particulière, ce monumental service témoigne du savoir-faire des orfèvres russes sous le règne du tsar Nicolas Ier (1796-1855), et nous offre un morceau d’histoire des Romanov.
« La redécouverte de ce service est celle d’un véritable chapitre de l’histoire familiale du tsar Nicolas Ier. Réalisé en 1840 pour la grande-duchesse Olga Nikolaïevna à l’occasion de la constitution de sa dot, il fait écho au service offert l’année précédente à sa sœur Maria, aujourd’hui conservé au Musée russe. Ces deux ensembles racontent, à un an d’intervalle, le faste déployé par Nicolas Ier pour ses filles et l’extraordinaire niveau atteint par l’orfèvrerie impériale russe. » Grégoire de Thoury, expert en mobilier et objets d’art
Un service réalisé pour la dote d’Olga Nikolaïevna (1822-1892), deuxième fille de l’empereur Nicolas Ier et de l’impératrice Alexandra Feodorovna
Sur les pièces principales de ce service, un chiffre impérial permet d’identifier sans ambiguïté la destinataire de cette commande : les lettres cyrilliques entrelacées ОН, pour Olga Nikolaïevna (1822-1892), deuxième fille de l’empereur Nicolas Ier et de l’impératrice Alexandra Feodorovna, apparaissent sous la couronne impériale, tandis que l’aigle bicéphale de Russie occupe la face opposée.
Ce service porte la date de 1840 alors que cette année-là, à l’approche de son dix-huitième anniversaire, commença la préparation de la dot d’Olga Nikolaïevna, bien que celle-ci n’épousera le prince héritier Charles de Wurtemberg qu’en 1846. Grégoire de Thoury, expert en objets d’art, rappelle que : « Son argenterie, qui constituait avec les bijoux l’une des parties les plus précieuses de cette dot, comptait près de cinq cents pièces et fut exécutée plusieurs années avant son mariage ».
Rareté d’un tel ensemble sur le marché
Le caractère exceptionnel du présent ensemble tient à son état de conservation et à sa quasi complétude. Progressivement dispersés au cours du XXe siècle, les éléments de la dot d’Olga ont rejoint des musées mais aussi des collections privées. Si de grandes pièces provenant de la dot de la grande-duchesse Olga réapparaissent encore aujourd’hui sur le marché, elles le font le plus souvent isolément : terrines, rafraîchissoirs, saucières, coffrets ou grands plats. La conservation d’un ensemble aussi cohérent, comprenant notamment sa monumentale fontaine à eau chaude, les principales pièces du service à thé et café et son grand plateau, s’avère rarissime.
La comparaison avec le service de sa sœur Maria Nikolaïevna, aujourd’hui conservé au Musée russe de Saint-Pétersbourg en souligne la rareté : ces ensembles restituent, avec une force particulière, l’apparat originel de l’une des plus prestigieuses commandes d’orfèvrerie de la Russie de Nicolas Ier.
Service à thé et à café en vermeil a priori inédit sur le marché
Proposé par un propriétaire privé, héritier d'une famille de collectionneurs, et transmis par descendance, ce service passe a priori pour la première fois en salle des ventes.
Toutefois, d’autres pièces isolées provenant du grand service d’Olga Nikolaïevna sont régulièrement documentées sur le marché depuis plusieurs décennies.
Savoir-faire des orfèvres russes : Nicholls & Plincke, propriétaire du célèbre « English Shop » de Saint-Pétersbourg
Confiée à l’un des principaux fournisseurs de la Cour impériale, Nicholls & Plincke, cette gigantesque commande, par son échelle, la profusion de son décor et la monumentalité de sa fontaine, relève de l’orfèvrerie de représentation.
La maison faisait travailler plusieurs des meilleurs orfèvres de la capitale, et cet ensemble en illustre parfaitement l’organisation : les pièces de forme portent le poinçon de Carl Johann Tegelsten, tandis que le grand plateau fut exécuté par Henrik August Lång. « Cette pluralité de maîtres au sein d’un même service n’a donc rien d’exceptionnel ; elle est au contraire caractéristique des grandes commandes de Nicholls & Plincke, propriétaire du célèbre « English Shop » de Saint-Pétersbourg. » souligne Grégoire de Thoury, expert.
Des pièces similaires conservées dans des musées
Si le Musée Fabergé conserve aujourd’hui plusieurs éléments du service d’Olga datés de 1840, exécutés précisément par Tegelsten et Lång et portant le même chiffre de la grande-duchesse, le rapprochement le plus spectaculaire de ce service demeure le service à thé et café commandé un an auparavant pour la sœur aînée d’Olga, la grande-duchesse Maria Nikolaïevna. Exécuté en 1839 par Tegelsten pour Nicholls & Plincke à l’occasion du mariage de Maria avec Maximilien de Leuchtenberg, cet ensemble, aujourd’hui conservé au Musée russe de Saint-Pétersbourg (nos inv. Сер-1372 à Сер-1382), révèle une parenté saisissante.
Bien que similaires par le même emploi du vermeil ou encore les mêmes proportions générales, les deux ensembles présentent cependant quelques différences : celui de Maria se distingue par une ornementation plus sobre, tandis que celui d’Olga développe avec davantage de luxuriance les possibilités offertes par ce vocabulaire décoratif. Tous deux procèdent manifestement d’un même fonds de modèles élaboré par les orfèvres de Nicholls & Plincke pour les grandes-duchesses, puis adapté d’une commande à l’autre.
« L’estimation de 40 000 à 80 000 euros a été volontairement construite avec une amplitude importante. Elle traduit à la fois la rareté de l’ensemble et l’incertitude légitime qui entoure son niveau de marché : il n’existe pas de véritable équivalent récent permettant d’établir une valeur de référence fiable pour un service impérial de cette ampleur, conservé dans un tel degré de cohérence. Le simple fait d’avoir retenu une estimation du simple au double manifeste donc le potentiel exceptionnel du lot, tout en assumant qu’il s’agit d’un objet dont le marché devra, en quelque sorte, fixer lui-même la valeur. Les résultats obtenus ces dernières années pour des pièces isolées du service d’Olga montrent néanmoins qu’il existe une demande réelle pour cette provenance impériale. Ici, nous sommes face à un ensemble beaucoup plus ambitieux. Nous savons donc que son importance potentielle est considérable ; ce que nous ne savons pas encore, c’est jusqu’où la concurrence entre collectionneurs pourra porter le résultat… » Grégoire de Thoury, expert
*Fiche complète
IMPORTANT SERVICE À THÉ & CAFÉ EN VERMEIL DE LA GRANDE DUCHESSE OLGA NIKOLAÏEVNA DE RUSSIE (1822-1892) *
Important service à thé et café en argent au titre de 84 zolotniks (875 ‰), entièrement doré, composé d’une monumentale fontaine à eau chaude (samovar), d’une cafetière, d’une théière, d’un sucrier couvert, d’un pot à lait, d’un passe-thé, d’une pince à sucre et d’un grand plateau ovale. De goût néoclassique, les pièces de forme présentent des corps ovoïdes ou balustres reposant sur des piédouches godronnés, enrichis d’un abondant décor ciselé, repoussé et appliqué de feuilles d’eau, oves, rangs de perles, rinceaux et généreuses guirlandes de fruits. Les anses sont spectaculairement formées de figures de Psyché aux ailes de papillon, tandis que prises, becs et attaches sont traités dans un même vocabulaire antiquisant d’une exceptionnelle richesse tels mascarons grotesques, têtes de chimères et pieds en pattes de lion. Les principales pièces sont gravées sur une face du chiffre cyrillique entrelacé ОН d’Olga Nikolaïevna, placé sous la couronne impériale, et sur la face opposée de l’aigle bicéphale impériale de Russie. Le plateau est uniquement monogrammé ; le passe-thé et la pince à sucre ne portent pas de chiffre.
Orfèvres Carl Johann Tegelsten (1798-1852) et Henrik August Lång (1797-1882), pour Nicholls & Plincke.
Russie Impériale, Saint-Pétersbourg, 1840
– Fontaine à eau chaude (samovar) : poinçon de ville de Saint-Pétersbourg ; poinçon de l’essayeur Dmitri Ilitch Tverskoï et date 1840 ; titre 84 zolotniks ; poinçon de l'orfèvre Carl Johann Tegelsten. Signé “TEGELSTEN” en toutes lettres sous le réservoir à braise amovible.
Hauteur : 57 cm – Largeur : 31,5 cm – Poids brut approximatif : 8000 g.
– Cafetière : Saint-Pétersbourg, poinçon de l’essayeur Dmitri Ilitch Tverskoï et date 1840, 84 zolotniks ; poinçon de l'orfèvre Carl Johann Tegelsten.
Hauteur : 34 cm – Poids brut : 2108 g.
– Théière : Mêmes poinçons.
Hauteur : 16,5 cm – Poids brut : 1526 g.
– Sucrier couvert : Mêmes poinçons.
Hauteur : 15 cm. – Poids net : 1292 g.
– Pot à lait : Mêmes poinçons.
Hauteur : 17 cm – Poids net : 465 g.
– Passe-thé : Mêmes poinçons.
Longeur : 18 cm – Poids net : 177 g.
– Pince à sucre (accidentée) : Mêmes poinçons.
Longueur : 16 cm – Poids net : 200 g.
– Grand plateau ovale : Saint-Pétersbourg ; poinçon de l’essayeur Dmitri Ilitch Tverskoï et date 18(40) ; titre 84 zolotniks ; poinçon de l'orfèvre Henrik August Lång et marque N&P de Nicholls & Plincke. Gravé au revers « N° 50 ».
Largeur : 74 cm – Profondeur : 44 cm – Poids net approximatif : 4000 g.
Poids total brut approximatif : 17 768 g.
(Petits accidents et manques visibles, usures et déformations ponctuelles ; la pince à sucre cassée en trois parties.)
PROVENANCE :
– Très vraisemblablement une commande impériale du Tsar Nicolas Ier de Russie pour la dot de sa fille la grand-duchesse Olga Nikolaïevna
– Grand-duchesse Olga Nikolaïevna de Russie (1822-1892) qui épousa en 1846 le futur roi Charles Ier de Wurtemberg (1823-1891).
– Collection particulière.
Estimation 40 000 / 80 000 €
Notice de Grégoire de Thoury : notice
Informations pratiques
Exposition publique : du lundi 9 novembre au mercredi 11 novembre 2026
Du lundi au vendredi de 10 h 30 à 13 h – 14 h à 16 h
Vente aux enchères publiques : le 12 novembre 2026 à Neuilly-sur-Seine
Vente retransmise en live sur
Aguttes.com
Aguttes Neuilly-sur-Seine
164 bis, avenue Charles-de-Gaulle
Ligne 1 – Métro Pont de Neuilly
À PROPOS D’AGUTTES
Aguttes, l'art et la passion de la transmission.
Fondée à Clermont-Ferrand en 1974 par Claude Aguttes, la maison de ventes aux enchères Aguttes se compose aujourd'hui d’une équipe de plus de 60 personnes, passionnée et qui constitue sa qualité première. Elle s’est hissée au fil des années, au rang d’acteur majeur du marché de l’art. Restée indépendante et familiale, avec trois enfants actifs, elle est au service de la transmission. Avec une salle des ventes située dans l’ouest parisien et des bureaux de représentation en région, à Bruxelles et Genève, la maison se distingue par son service personnalisé et sa réactivité. Les experts et spécialistes internalisés dans 19 départements permettent la valorisation et la vente de grandes collections, de tableaux, d’objets, de bijoux et d’automobiles d'exception. Avec sa force de frappe en promotion et sa culture de la performance, la maison vise l'excellence et enregistre régulièrement des records mondiaux. Consciente de la confiance que lui accordent ses vendeurs, elle reste au service de ces derniers avant tout.

