lun. Mai 27th, 2024

Haut lieu du patrimoine mondial, inscrit à l’UNESCO depuis 1979, le château de Versailles est à la fois une résidence royale, un musée de l’histoire de France, voulu par Louis-Philippe et un palais national où siège le Parlement en ,Congrès. Outre les trois demeures historiques que sont le château, le Grand Trianon et le Petit Trianon, le domaine de Versailles comporte un grand jardin baroque dessiné par André Le Nôtre, avec ses bosquets et fontaines, les jardins de Trianon et le Hameau de Marie-Antoinette, un parc boisé situé de part et d’autre du Grand Canal et enfin, depuis 2009, le domaine de Marly. Des visiteurs du monde entier viennent y admirer les collections, riches de plus de 70 000 œuvres, réparties entre peintures, mobilier, sculptures, objets d’art, livres anciens, dessins, gravures et carrosses.

Véritable livre d’histoire de France du XVIIe siècle à nos jours, l’ancienne résidence royale est le symbole de l’art de vivre à la française, du goût et des savoir-faire d’excellence.   64 110 m2 de surface   3 000 pièces   71 895 œuvres au sein des collections   800 ha superficie du domaine   824 sculptures exposées dans les jardins   domaine de trianon 96 ha superficie du domaine de Trianon   8 527 m2 superficie du Grand Trianon 2 013 m2 superficie du Petit Trianon  

Un rayonnement exceptionnel

Aujourd’hui, le château de Versailles jouit d’un rayonnement international grâce à la mise en valeur de ses patrimoines historique et vivant, à la place accordée à la création contemporaine et à son engagement à l’étranger. Au château de Versailles, ce sont des dizaines d’artisans d’art, salariés ou entreprises qui entretiennent l’immense domaine : ébénistes, tapissiers, doreurs, horlogers, restaurateurs, fontainiers, jardiniers d’art, etc. L’Établissement public est à ce titre un important pourvoyeur d’emplois directs et indirects et un moteur de la transmission de savoir-faire traditionnels. Dans cette optique, la Grande Écurie accueillera d’ici 2025 le Campus Versailles qui ambitionne de former aux métiers du patrimoine et de l’artisanat d’excellence qui font la spécificité du rayonnement de Versailles et des savoir-faire français. Versailles a toujours inspiré les créateurs durant ses 400 ans d’histoire.

Ainsi, transformé à ses débuts en palais de fêtes et de plaisir, il n’oublie pas cet aspect de son identité et est aujourd’hui un lieu de création contemporaine et du spectacle vivant. Le Château accueille chaque année plusieurs centaines de spectacles : opéras, ballets, concerts classiques ou électro, grandes eaux ou nocturnes de feu, ballets de drones ou feux d’artifice. De plus, depuis plus de 20 ans, de nombreux artistes français et internationaux sont invités à faire dialoguer leurs créations et Versailles. Versailles est aussi le lieu des grands rendez-vous de la diplomatie depuis le XVIIe siècle : visites et dîners d’État, sommets de l’Union européenne, G20, etc. De plus, le Château propose son expertise à des musées et châteaux à l’étranger en matière de conservation et de valorisation du patrimoine. Enfin, Versailles s’exporte en allant à la rencontre des publics les plus éloignés et propose, souvent en partenariat avec de prestigieuses institutions culturelles, des expositions temporaires et itinérantes.  

Un patrimoine architectural et végétal universel

Autrefois terrain de chasse privilégié des rois, le domaine de Versailles s’étend sur quasiment 800 hectares et comprend 120 bâtiments représentant une surface intérieure globale de 205 843 m2. Le parc de Versailles est l’archétype du jardin régulier construit selon un plan architectural rigoureux et géométrique. Pendant végétal de l’architecture des bâtiments, le domaine de Versailles et de Trianon se compose de trois parties distinctes : – Les jardins avec leurs parterres de fleurs, présents pour l’agrément. – Les bosquets, architectures de transition entre les parterres et les grands arbres qui ferment l’horizon. Ils forment de véritables salons de plein air dissimulés au cœur des espaces boisés des jardins de Versailles. – La forêt, percée de larges allées rectilignes et de carrefours en étoile, aménagée pour la chasse à courre. La création des jardins demanda un travail titanesque, là où n’existaient que des bois, des prairies et des marécages. Le roi, pressé de voir la réalisation de son rêve, fit transplanter des milliers d’arbres de grandes dimensions. Des milliers d’hommes participèrent à cette vaste entreprise qui s’ordonne autour de deux grands axes Nord-Sud et Est-Ouest.  

Histoire du cheval à Versailles

À Versailles sous l’Ancien Régime, la vie quotidienne de la Cour ne saurait s’envisager sans le cheval et ses diverses fonctions : divertissements, guerre et transport ; pour l’usage de la famille royale ou des courtisans. Le cheval contribue, dans toutes ses expressions, à la manifestation du pouvoir monarchique.  

Grande Écurie et Petite Écurie

La Grande Écurie et la Petite Écurie sont bâties entre 1679 et 1683, à une période où Louis XIV est à l’apogée de sa gloire. Ces nouvelles écuries sont d’une taille considérable, face au château et sont conçues pour accueillir plusieurs centaines des chevaux du roi, provenant de France, d’Europe et du monde entier, rangés selon leur race et leur robe. La Grande et la Petite Écuries, dont les noms font référence à leur destination et non à leur taille, affirment donc avec éclat la puissance du royaume dont Louis XIV venait de confirmer le premier rang en Europe. Les écuries royales formaient l’un des départements les plus importants de la Maison du Roi. La Grande Écurie est dirigée par le grand écuyer de France – appelé « Monsieur le Grand » – tandis que la Petite Écurie est sous le contrôle du Premier écuyer – « Monsieur le Premier ». Le grand écuyer a la charge des chevaux de main, dressés pour la chasse et la guerre. Le Premier écuyer a la charge des chevaux servant à l’ordinaire, comme pour l’attelage par exemple  

L’équitation de tradition française

Apparue sous Louis XIII, l’art équestre français poursuivit son développement sous Louis XIV et atteint son apogée à Versailles. L’équitation française visait une parfaite harmonie entre le cheval et son cavalier et à rendre au cheval monté la grâce de ses attitudes naturelles. La maîtrise et le panache des écuyers du roi participaient au rayonnement du royaume.  

Le cheval dans les collections

Le cheval est un élément très présent dans le décor du château de Versailles. En peinture, en sculpture, représenté seul ou avec un cavalier, à la guerre, au manège, à la chasse, réel ou mythologique… La beauté et l’élégance des lignes de l’animal, la puissance de sa musculature et la noblesse de son allure ont inspiré les plus grands artistes. Les collections du château de Versailles conservent ainsi quelques grands chefs-d’œuvre mettant en scène le cheval, symbole de gloire et de majesté. Par ailleurs, du 2 juillet au 3 novembre 2024, en résonnance avec les épreuves équestres des Jeux de Paris 2024, le château de Versailles organise une grande exposition consacrée au cheval et à la civilisation équestre en Europe, du XVIe au XXe siècle, la première de cette ampleur consacrée au sujet.    

les Écuries royales Aujourd’hui

La Grande Écurie et la Petite Écurie font aujourd’hui pleinement partie du domaine national de Versailles. Au nord, la Grande Écurie du Roi accueille l’Académie équestre nationale du domaine national de Versailles. Créée en 2003 par Bartabas, cette institution est une des héritières des écuyers du roi qui, au XVIIe siècle, avaient donné à l’équitation française ses lettres de noblesse. L’Académie joue aujourd’hui un rôle majeur dans le domaine du spectacle vivant en assurant la transmission des savoirs liés à l’art équestre. La Grande Écurie accueillera également d’ici 2025 le Campus Versailles dont l’ambition est de créer un centre unique de formation aux métiers du patrimoine et de l’artisanat d’excellence qui font la spécificité des savoir-faire français. Enfin, la Grande Écurie abrite la galerie des Carrosses qui présente une collection exceptionnelle de véhicules d’apparat des XVIIIe et XIXe siècles : chaises à porteur, petites voitures d’enfants et traîneaux de fantaisie. Ces œuvres constituent un témoignage exceptionnel de la vie à la cour et des fastes de l’Ancien Régime, de l’Empire, de la Restauration et de la IIIe République.

Au sud, la Petite Écurie accueille aujourd’hui le Centre de recherche et de restauration des musées de France, l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles ainsi que la galerie des Sculptures et des Moulages. Cette collection se distingue par la présence de tirages anciens des XVIIe et XVIIIe siècles, par un riche fonds d’architectures grecque et romaine et par la gypsothèque du département des antiquités grecque et romaine du Louvre. À ce magnifique ensemble sont venues s’ajouter les statues originales des chefs-d’œuvre des jardins de Louis XIV à Versailles, remplacées par des copies dans le cadre d’une vaste campagne de sauvegarde.