Monuments historiques, Patrimoine culturel

L’Abbaye royale de Fontevraud

FONTEVRAUD, UNE CITÉ CONTEMPORAINE
Inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO avec le Val de Loire depuis 2000, l’Abbaye royale de Fontevraud poursuit aujourd’hui l’ambition de Cité Idéale voulue par son fondateur Robert D’ARBRISSEL. Ses 14 hectares accueillent quotidiennement visiteurs, artistes en résidence et congressistes. Avec sa programmation culturelle multidisciplinaire, ses innovations numériques, son restaurant gastronomique dirigé par un Chef Bocuse d’Or, 1 étoile au guide Michelin, Thibaut RUGGERI, et son hôtel au design récompensé par de nombreux prix internationaux, l’Abbaye royale invite chacun à s’approprier son patrimoine exceptionnel pour vivre sa propre expérience de Fontevraud.

 

 

Grâce à ses patrimoines naturel, culturel et architectural, la Vallée de la Loire représente aujourd’hui une destination renommée. De reconnaissance internationale, les 14 hectares de l’Abbaye royale de Fontevraud attirent chaque année environ 200 000 visiteurs et congressistes.

Fontevraud fait partie des 19 sites culturels et patrimoniaux « ambassadeurs » du Val de Loire et est l’un des sites les plus visités de la — région des Pays de la Loire.

 

L’Abbaye royale de Fontevraud articule aujourd’hui ses offres et services autour de cinq univers : l’Abbaye royale, la Scène, l’Hôtel, le Restaurant, Congrès & Événements en attendant l’arrivée d’un 6e en 2020, le musée d’art moderne.

Fondée en 1101 aux confins des provinces de l’Anjou, du Poitou et de la Touraine, l’Abbaye royale de Fontevraud est la plus vaste cité monastique héritée du Moyen Âge.
De ces quatre monastères d’origine, trois subsistent aujourd’hui : Sainte-Marie, Sainte-Marie-Madeleine et Saint-Lazare. Seul Saint-Jean-de-l’Habit a été démantelé après la Révolution française. Elle doit sa puissance aux Plantagenêt et à ses liens étroits avec Aliénor D’AQUITAINE.
Le gisant de celle qui fut reine de France puis d’Angleterre trône aujourd’hui encore au coeur de l’abbatiale aux côtés de ceux d’Henri II PLANTAGENÊT et de Richard COEUR DE LION.

L’abbaye est une organisation double (femmes et hommes) dirigée par une abbesse. Chérie des rois, elle accueille
pendant sept siècles de nombreuses religieuses nobles de sang royal, avant que la Révolution ne chasse tous les moines et toutes les moniales. À partir de 1804, Napoléon Ier transforme Fontevraud en l’une des plus dures prisons de France, rôle qu’elle conservera jusqu’en 1963.

 

 

LA PÉRIODE MONACALE

Construite en 1101 par Robert D’ARBRISSEL, un prédicateur itinérant, défenseur des pauvres et réformateur exigeant, l’abbaye a été pensée dès sa création comme une « fon-dation bien singulière ». Elle se distingue des autres établissements religieux du fait d’avoir toujours été dirigée par des abbesses (36 se sont succédées). Sa vocation, accueillir des hommes et des femmes issus de toutes conditions dans la même enceinte, fait d’elle un lieu unique.
Dès le début du XIIe siècle, Fontevraud est une institution monastique indépendante directement rattachée au Roi de France et au Pape. Robert D’ARBRISSEL construit un ordre double répartit en quatre monastères : le Grand-Moustier qui accueille les « contemplatives », Sainte-Marie-Madeleine qui accueille des soeurs « converses », Saint-Jean-de-l’Habit pour les moines et le prieuré Saint-Lazare pour les soeurs qui soignent les lépreux.
La doctrine de Robert D’ARBRISSEL et la construction de l’abbaye rencontrent un très grand succès et l’ordre essaime rapidement sur un vaste territoire allant de l’Angleterre à l’Espagne où plus d’une centaine de prieurés s’établissent en moins d’un siècle.

 

LA NÉCROPOLE ROYALE

Directement liée à la dynastie des Plantagenêt et à l’histoire européenne, Fontevraud fut le théâtre d’une partie de l’Histoire. Aliénor D’AQUITAINE consacra notamment le rapprochement entre les Cours de France et d’Angleterre et y finit ses jours. Henri II PLANTAGENÊT et son fils, Richard COEUR DE LION firent de Fontevraud la nécropole de leur dynastie.
À partir du XVIe siècle, l’Abbaye royale de Fontevraud est dirigée par des abbesses issues de la famille royale des Bourbon. Grâce à l’appui du roi de France, elles font de Fontevraud un centre spirituel et intellectuel doté d’un pensionnat féminin réputé qui accueille les filles de sang royal, dont celles de Louis XV.

 

LA PÉRIODE CARCÉRALE

Après la Révolution française, l’Ordre fontevriste s’écroule et la communauté religieuse quitte l’abbaye en 1792. En 1804, Napoléon Ier la transforme en prison centrale.
La cité carcérale accueille dans un premier temps hommes, femmes et enfants. Très rapidement des problèmes de surpopulation carcérale se posent. Au XXe siècle, Fontevraud est considérée comme l’une
des prisons les plus dures de France : « De toutes les centrales de France, Fontevrault est la plus troublante » (Jean GENET, Miracle de la rose). Elle génère aussi une véritable activité économique avec la fabrication de boutons, de gants, de chaises, de filets ou de couvertures pour l’armée. Les prisonniers travaillent également à la fabrication de tissus. La prison est officiellement fermée en 1963, mais les derniers prisonniers la quittent en 1985.

 

UN SITE TOURISTIQUE CONTEMPORAIN

À la fermeture de la prison, Fontevraud devient un immense chantier de restauration et un site touristique.

Sur les quatre prieurés d’origine, il en reste trois aujourd’hui (l’un ayant été démonté pierre par pierre à la Révolution française).

Le Grand-Moûtier
lieu de visite, centre culturel et de congrès

La Madeleine
en cours de restauration

Le prieuré Saint-Lazare
accueille Fontevraud le Restaurant et Fontevraud l’Hôtel.

 

Inscrite en 1840 au titre des Monuments historiques, l’Abbaye Royale de Fontevraud est l’un des premiers édifices français à avoir bénéficié de ce classement. Depuis 2000, elle est aussi inscrite au Patrimoine Mondial de l’Unesco avec l’ensemble du Val de Loire.

 

Photo: © David DARRAULT

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