AMÉDÉE GORDINI : UN DESTIN EXCEPTIONNEL Grande première dans l’histoire des salons automobiles, Rétromobile présentera une rétrospective dédiée au légendaire  constructeur français, avec l’exposition de 9 voitures emblématiques. 

D’année en année, le salon Rétromobile ne cesse de surprendre ses visiteurs avec des expositions et animations toujours plus  étonnantes. Et la prochaine édition ne dérogera pas à la règle avec une exposition inédite : « la fabuleuse saga GORDINI »,  présentée par Rétromobile, en partenariat avec le Musée National de l’Automobile, Collection Schlumpf et l’historien  Christian Huet. 

Depuis le début des années 1930 et jusqu’à sa mort le 25 mai 1979, Amédée Gordini a tenu une place prééminente dans le  sport automobile français. Mécanicien génial, il sut toujours, avec des techniques simples et des moyens limités, créer des  châssis et des moteurs performants.  

Pour rendre hommage au « Sorcier » (surnom décerné par le journaliste Charles Faroux après sa victoire aux 24 Heures du  Mans de 1938), Rétromobile présente 9 Gordini historiques. 

       

1937 Gordini Spider Simca 5  

Avec son moteur 4 cylindres de 750 cm3, sa première place  aux 24 Heures du Mans en 1937 et ses 22 records mondiaux  sur le circuit de Montlhéry, cette voiture réalisée par Amédée Gordini sur la base de la très populaire Simca Cinq marque les débuts du Sorcier de la mécanique. 

Gordini Spider Simca 5  

1939 Gordini Barquette Simca 8  

Avec son moteur 4 cylindres, Simca 8 Gordini de 1939 a terminé à la première place des 24 Heures du Mans en 1939 dans la catégorie des 1100 cm3. 

Gordini Barquette Simca 8 

1953 Gordini 37 S type 24 S  

Avec son moteur 8 cylindres et équipé de freins à disques, le châssis 37, a été utilisé pour la première fois par l’équipe Gordini lors de la course des 1000 kms de Buenos Aires. Elle a ensuite été vendue à l’Italien Franco Bordoni, qui engage la voiture dans la célèbre course des Mille Miglia. Plus tard dans l’année, il remporte le Trullo d’Oro et le Grand Prix de Pergusa. La voiture a fait sa dernière apparition dans la Targa Florio 1955.

1954 Gordini 35 type 16 de Formule 1  

Après une sixième place aux 24 Heures du Mans en 1953, les rêves de gloire Gordini reviennent et dès l’année suivante, il retente sa chance en F1 et développe une monoplace, avec un moteur à 6 cylindres et des freins à disque. 

Gordini 35 type 16 

 1954 Gordini 43 type 31S de Formule 1 

Véritable star des podiums, la Gordini 43 type 31S de 1954 a remporté la première place au Tour de France 1954 et aux 24 Heures du Mans en 1954 dans la catégorie des 2 et 3 litres. 

Gordini 43 type 31S  

1956 Gordini 42 type 32 

Avec son moteur 8 cylindres et équipée de freins à disque, la Gordini type 32 est une monoplace destinée aux Grands Prix de Formule 1. C’est la dernière voiture de course conçue par Amédée Gordini avant l’arrêt d’activité de son écurie.

1957 Renault Dauphine  

Renault fait appel à Amédée Gordini pour réaliser une version plus performante de la voiture. Ce dernier modifie le moteur  et la boîte de vitesse, ainsi naît la Dauphine Gordini (type R1091) en 1957. 

1964 Renault 8 

Basée sur la Renault 8 Major, une version améliorée de la Renault 8, la Renault 8 Gordini de 1964 possédait un moteur préparé  par Amédée Gordini, qui a pris le moteur de base de 1,1 litre et l’a réglé pour développer 89 ch, soit presque le double des 50  ch de la R8 Major standard. C’est ainsi que nait la version sportive de la Renault sur laquelle s’est formée une génération de  pilotes de talent. Propulsion, moteur en porte à faux arrière et une Coupe Gordini organisée par Renault et Elf font entrer la  voiture dans la légende du sport automobile français. 

1970 Renault 12  

Pour dévoiler la nouvelle venue, Renault organise sur le Paul Ricard au cours de l’été 1970, une grande fête avec la présence  d’Amédée Gordini en personne, mais aussi d’illustres pilotes ayant débuté sur la R8 Gordini. Malgré la fête, la fiche technique  de la R12 Gordini n’est pas accueillie avec enthousiasme, le moteur à l’avant faisant déjà regretter aux passionnés son aînée.  Pourtant, la Renault 12 Gordini offrait de bonnes performances, allant jusqu’à 185km/h, franchissant le 0-100km/h en 9,5  secondes ou les 1000 mètres départ arrêté en 32,8 secondes. Gordini oblige, la R12 Gordini est présentée avec sa couleur  

« bleu 418 » et deux bandes blanches sur les côtés. 

Amédée Gordini : Un grand destin 

Amédée Gordini est né en 1899 à Bazzano en Italie, au même   moment où commençait l’extraordinaire histoire de  l’automobile. À 11 ans, déjà passionné par la mécanique, il quitte  les bancs de l’école pour une place d’apprenti dans un garage  de la région de Bologne. Très rapidement son esprit inventif fut remarqué, ce qui lui permit de commencer sa carrière de mécanicien et de rencontrer de grands noms de l’automobile comme Edoardo Weber et les frères Maserati. Après la première guerre mondiale, Gordini travaille sur des mécaniques d’exception comme Isotta-Fraschini, Bugatti et Hispano-Suiza.  

Peu après sa venue en France en 1925, il est naturalisé et crée sa propre entreprise à Suresnes : c’est le début de la grande aventure Gordini.  

Amédée Gordini 

1934 est marquée par le début d’une collaboration avec Henri-Théodore Pigozzi, Président de la société Simca qui construisait  des Fiat sous licences en France. La première Simca Gordini sortie de l’atelier en 1937, était une biplace construite sur la  base d’un châssis de Simca Cinq qui, avec ses 570 cm3, eut un beau palmarès avec le Record du Monde des 48 heures sur  l’autodrome de Montlhéry à 103 km/h de moyenne et en 1938, aux 24 Heures du Mans avec une victoire de catégorie ou  Amédée Gordini a été surnommé « Le Sorcier ». Dès 1939, le nom de Gordini était reconnu par les grands du monde de la  compétition automobile. Il imposa rapidement sa présence comme constructeur dans de nombreuses épreuves. 

En 1940, Gordini s’installe en face du Parc des Expositions de la Porte de Versailles. Après la guerre, aidé par son sponsor  Simca, il engage une nouvelle monoplace entièrement de sa conception qui, avec son petit moteur de 1100 cm3 d’origine  Simca, atteignait 170 km/h. Cette merveille de mécanique lui permit de remporter le Grand Prix de Nîmes, le Bol d’Or et le  circuit de Reims.

 

En 1948, il découvre le talent de Juan-Manuel Fangio, jeune pilote prometteur à qui il donne sa première chance et qui  deviendra cinq fois champion du Monde. Ce dernier remporte le Grand Prix de Marseille en 1949 au volant d’une monoplace  Gordini. Dès l’année suivante, sans sponsor, Gordini continua avec son bureau d’études et ses 45 employés, à construire des  Formule 1, des Formule 2 et des Sport-Prototype qu’il engagea en compétition face aux grandes écuries avec, entre autres,  les victoires de Jean Behra à Reims et Pau devant les Ferrari de la Scuderia. Malgré son acharnement, Amédée Gordini n’avait  plus les moyens financiers pour être compétitif. 

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