Au Centre Culturel Coréen, la grotte de Seokguram dévoile les secrets de l’art bouddhique du Silla


Han Seokhong, National Research Institute of Cultural Heritage
À l’occasion de sa saison spéciale consacrée au royaume du Silla, le Centre Culturel Coréen, le Korea Heritage Service, la ville de Gyeongju et le National Research Institute of Cultural Heritage présentent une exposition exceptionnelle « La grotte de Seokguram : le Secret millénaire de l’art bouddhique », consacrée à l’un des plus grands chefs-d’œuvre du patrimoine coréen.
Du 2 octobre 2026 au 13 mars 2027, le public est invité à découvrir la grotte de Seokguram et l’art bouddhique du royaume du Silla à travers un parcours mêlant patrimoine, technologies immersives et expériences sensorielles. Sculptures, architecture, dispositifs tactiles et installations contemporaines offrent un voyage inédit au cœur de Gyeongju, ancienne capitale du royaume du Silla et l’une des plus grandes cités historiques de Corée.
Une exposition inédite pour explorer les secrets de Seokguram
Comment découvrir une grotte millénaire située à plusieurs milliers de kilomètres et pénétrer au cœur de l’un des plus grands chefs-d’œuvre de l’art bouddhique coréen ?
L’exposition propose au public une découverte à la fois historique, artistique et sensorielle de Seokguram. Le parcours dévoile la structure unique de la grotte, ses techniques de construction et les nombreuses sculptures qui composent son décor : statues de Bouddha, moines et figures bouddhiques, composant ainsi un univers à la fois monumental et profondément spirituel.
Grâce à différents dispositifs numériques et pédagogiques, les visiteurs pourront également explorer concrètement le patrimoine culturel de Gyeongju. Une projection monumentale à 360° sur un écran LED permettra notamment de découvrir les principaux sites historiques de la ville, parmi lesquels le temple Bulguksa et la grotte de Seokguram, et de plonger au cœur de ce lieu sacré. Des supports en braille, associés à des dispositifs tactiles, apporteront également une nouvelle manière d’appréhender les œuvres présentées par le toucher.
L’exposition invite également à découvrir plus largement la culture bouddhique du royaume du Silla à travers la présentation de sites et d’objets emblématiques tels que le temple Bulguksa ou encore les briques murales vernissées représentant les gardiens divins du site de Sacheonwangsa. Aussi, un espace de contemplation, aménagé autour de statues de Bouddha réalisées en papier traditionnel coréen et d’une pagode bouddhique symbolisant les vœux et les aspirations spirituelles, prolongera cette découverte dans une atmosphère plus méditative et invitera les visiteurs à formuler leurs propres vœux et à se recueillir.
Enfin, l’exposition fait dialoguer cet héritage millénaire avec la création contemporaine, à travers les œuvres d’artistes qui réinterprètent la culture et l’esthétique bouddhiques du Silla. Sculptures, installations et créations revisitent ainsi les matériaux, les formes et les symboles traditionnels coréens : de la poterie, au papier hanji, en passant par la laque, la nacre ou la dorure. Certaines œuvres réemploient ainsi des matériaux issus de temples ou des fibres recyclées, tandis que d’autres revisitent les techniques artisanales traditionnelles coréennes. Le savoir-faire du hanji, notamment utilisé pour reproduire des sculptures bouddhiques, fait par ailleurs l’objet d’une candidature au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Seokguram, un chef-d’œuvre né au cœur du royaume du Silla
Pour comprendre la richesse de Seokguram, il faut remonter à l’histoire de Gyeongju, ancienne capitale du royaume du Silla pendant près de mille ans, de 57 av. J.-C. à 935 apr. J.-C. Ses nombreux sites archéologiques, temples et vestiges témoignent encore aujourd’hui de la richesse culturelle de cette période.
C’est sur le mont Toham, à Gyeongju, que se trouve Seokguram. Contrairement à ce que son nom pourrait laisser penser, il ne s’agit pas d’une grotte naturelle, mais d’une construction artificielle réalisée à partir de blocs de granit soigneusement taillés et assemblés avec une grande précision.
Édifiée durant la période du Silla unifié (668-935), Seokguram témoigne de l’excellence artistique, de la sophistication architecturale et de l’ouverture internationale du royaume. Par son architecture et ses sculptures, elle constitue l’un des témoignages majeurs de l’art bouddhique du Silla, une valeur exceptionnelle reconnue par son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1995.
Pour prolonger le voyage..
À partir du 23 novembre, une nouvelle expérience immersive « Seokguram, un monde infini », sera présentée dans l’Auditorium du Centre Culturel Coréen. Grâce à une reconstitution hyperréaliste et à une projection en mapping, le public pourra explorer virtuellement la grotte de Seokguram et découvrir ses divinités protectrices, ses gardiens et son Bouddha principal. Cette expérience interactive sera complétée par des lanternes à vœux, que les visiteurs pourront confectionner virtuellement et voir s’illuminer en temps réel.
En parallèle, l’Office National du Tourisme Coréen propose au 3ᵉ étage du Centre Culturel Coréen un espace consacré à Gyeongju, ancienne capitale du royaume de Silla et véritable musée à ciel ouvert. Pensé comme une invitation au voyage, cet espace permettra de découvrir les principaux sites de la ville à travers des photographies, des suggestions d’itinéraires et un parcours de tampons. Une « gare de Gyeongju » marquera le point de départ de cette découverte de la ville.
À travers cette nouvelle programmation, l’exposition « La grotte de Seokguram : le Secret millénaire de l’art bouddhique » entraîne le visiteur sur les traces de plus de mille ans d’histoire coréenne.
